18 mai 2020
La sanction d’une clause illicite est très sévère.
Pour être opposable au salarié, elle doit à la fois :
Le salarié qui respecte une clause illicite après la rupture de son contrat de travail, n’a pas à faire la preuve d’un préjudice réel pour que son ancien employeur soit condamné à lui verser des dommages-intérêts pour la période durant laquelle il n’est pas entré au service d’un concurrent (Cass. soc. 5 mai 2009).
Mais la seule présence d’une clause de non-concurrence nulle dans un contrat fait courir un risque à l’entreprise.
La seule stipulation d’une clause de non-concurrence nulle suffit à causer un préjudice au salarié qui est alors en droit d’en obtenir réparation (Cass. soc. 12 janvier 2011).
L’employeur peut échapper au versement de dommages-intérêts s’il prouve que le salarié n’a pas respecté l’interdiction de concurrence.
Le montant des dommages-intérêts restent toutefois à l’appréciation des juges.
Bien réfléchir avant de contracter une clause de non-concurrence.
La pratique consistant à contracter automatiquement des clauses de non-concurrence types, notamment dans le but de dissuader le salarié de quitter l’entreprise, doit être abandonnée.
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